Rapport chlordécone : les cultures possibles sur sols contaminés

Publié le par CLIPE

200 heures d'audition pour un énième rapport sur la chlordécone. Le rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), riche d'enseignements et de propositions, sera rendu public aujourd'hui. En voici deux points forts, en exclusivité :

- Les cultures possibles sur sols contaminés. Une liste est dévoilée par le rapport de l'OPECST, à partir des recherches effectuées par le Cirad et l'Inra depuis plusieurs années. Sur des sols contaminés à une teneur inférieure à 100 microgrammes de chlordécone par kilo de sol, toutes les cultures alimentaires sont possibles. Sur les sols moyennement à fortement contaminés (entre 100 et 1000 microgrammes/ kilo), les espèces suivantes peuvent être mises en culture : ananas, bananes, choux pommés, cultures fruitières arbustives et arborées, canne à sucre destinée à transformation, haricots verts, tomates, aubergines, piments, poivrons, ainsi que les cultures hors-sol et les cultures non alimentaires.

- Des propositions fortes : les rapporteurs préconisent d'aller plus loin dans la recherche sur la remédiation des sols, que les analyses de sols et de denrées soient plus fiables et localisées aux Antilles, la mise au point d'une cartographie de la pollution ou encore un référentiel d'imprégnation sanguine (tout en soulignant que ces référentiels ne seront utiles que lorsque les études des effets de la molécule sur la santé auront abouti). Ils souhaitent aussi que l'avenir soit préparé, notamment l'après-2010, date de fin du plan chlordécone actuel.

- « Les impacts de l'utilisation de la chlordécone et des pesticides aux Antilles : bilan et perspectives d'évolution. » , Jean-Yves Le Déaut , député PS Meurthe-et-Moselle, et Catherine Procaccia, sénateur UMP du Val-de-Marne.

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