Fabrication de glaçons à l'aide du soleil

Publié le par CLIPE

Qui n’a jamais rêvé d'un grand verre d’eau fraîche par temps caniculaire ? Vous en rêviez, Olivier Dervaux a fait encore mieux ! Médaille d’Or au Salon des inventions de Genève et Prix « coup de cœur » des trophées Eco-innovations de la région Rhône-Alpes, sa trouvaille solaire et solidaire, le frigo vert, commence à s’internationaliser.

C’est en surfant sur le Net que ce spécialiste des systèmes sous vide de l’industrie des semi-conducteurs a trouvé sa reconversion solidaire. Il comprend alors immédiatement l’intérêt que pourrait susciter les travaux conduits depuis dix ans par les chercheurs suisses du Laboratoire d’énergétique solaire et leurs homologues du CNRS et rachète le brevet. Mais comment un capteur solaire peut-il transformer la chaleur en glace, me direz-vous ? Le procédé est simple et complexe à la fois.

Un minéral vieux comme…le soleil !

Son secret ? La zéolite. Quid ?! La zéolite est un minéral utilisé depuis l’Antiquité pour sa nature microporeuse et ses capacités d’absorption. Grâce aux nombreuses cavités qui la composent (1g de zéolite abrite jusqu’à 200m2 de galeries), elle réagit comme une éponge et se remplit d’humidité. La journée, actionnée par la chaleur, la zéolite transforme l’eau, stockée sous vide, en vapeur. Ce passage à l’état gazeux génère suffisamment de froid pour créer de la glace dans le stockeur. Pour fabriquer de la glace jusque dans le désert, Olivier Dervaux a conçu son frigo « durable » pour qu’il puisse maintenir une température comprise entre deux et huit degrés pendant trois jours, même sans le concours du soleil.

Un circuit coopératif

Totalement écolo, ce frigo de l’extrême n’utilise que l’énergie solaire et ne rejette aucune substance toxique pour l’environnement. Commercialisée depuis un mois, cette innovation offre de nouvelles perspectives pour les sites isolés ou les pays en développement : conservation des médicaments, vaccins ou autres denrées périssables. D’ailleurs, elle fait déjà les affaires d’ONG et d’associations d’assistance médicale. Un aspect « durable » pouvant en cacher un autre, la distribution de ce frigo s’effectue selon un circuit coopératif. Les pièces sont fabriquées en France puis assemblées dans des centres de service implantés dans chaque pays de commercialisation. Le système offre ainsi des emplois aux populations émergentes et la garantie d’un service après-vente de proximité pour l’utilisateur.

Le premier centre a ouvert au Burkina Faso et emploie huit personnes. Au total, 1200 frigos devraient être assemblés. Deux modèles sont proposés : un d’une capacité de 80 litres sera vendu 6000€, celui de 200 litres coûtera 9000€. Cher ? Olivier Dervaux s’en explique : « Il est plus cher qu’un appareil électrique branché sur un panneau photovoltaïque, mais aussi beaucoup plus solide, sans entretien et utilisable aussi facilement qu’on ouvre une porte ». Et tellement solidaire…Ce frigo représente peut-être, à lui seul, l’espoir de l’amélioration des conditions sanitaires en Afrique. Trois autres centres verront le jour en République Dominicaine, au Sénégal et à Madagascar.

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E
WAOUOU ! Génial un peu hors budget pour une famille mais c'est vraiment vers ce genre de trouvailles que nous devons tous tendre . Merci pour l'info
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S
Wahou ! <br /> Douce soirée.
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